VOLUME DIX
Volume Dix met à nu ce qui distrait, ce qui compte et ce qui bloque, pour prendre des décisions qui résistent à la pression.
Pour les dirigeants qui savent que la vraie question n’est pas encore sur la table. Nous agissons comme partenaire de confiance en mettant à profit la donnée, la connaissance et le pouvoir du narratif pour assurer le passage entre le non-dit et la décision exécutive.
Trouver son étoile du Nord : comment clarifier votre vision lorsque la voie n’est plus évidente ?
Prioriser et trancher : comment préserver ce qui fait notre force à travers une phase de croissance ou de transformation?
Transformer son modèle : comment réinventer ce qui a toujours fonctionné avant que le marché ne le fasse à votre place ?
Grandir sans se perdre : comment franchir un cap sans diluer ce qui fait la force de votre organisation ?
Bâtir l'adhésion : comment faire accepter, convaincre ou fédérer autour de l’un de vos projets ?
S’inspirer des meilleurs : comment tirer des leçons stratégiques pour votre organisation auprès d’autres acteurs ayant affronté des défis similaires ?
Révéler l'invisible : comment éclairer vos décisions lorsque les données, les références ou les précédents manquent ?
Intelligence
Le modèle de « Search Fund » ne sera pas simplement importé au Québec, il sera réinventé ici
Les 8 et 9 mai derniers, j’ai assisté à la conférence sur l’Entrepreneurship Through Acquisition (ETA) de l’INSEAD, à Fontainebleau.
Avec plus de 600 participants, deux amphithéâtres ouverts en parallèle, des gens venus du Royaume-Uni, du Brésil, du Portugal, du Mexique, du Japon, de Belgique, des MBA, des anciens consultants, des opérateurs, des investisseurs expérimentés et des gens en quête d’une deuxième carrière, l’événement avait quelque chose d’assez effervescent.
Je connaissais déjà le modèle des search funds. Je m’informe sur la question depuis un moment, j’en parle avec plusieurs entrepreneurs et investisseurs, et on commence à voir le sujet émerger au Québec. Mais c’est complètement autre chose de se retrouver pendant deux jours dans un écosystème aussi mature, et surtout de sentir l’énergie d’une communauté ETA réunie de partout à travers le monde.
Pour ceux qui connaissent moins l’ETA, le modèle, souvent à travers le search fund traditionnel, est relativement simple sur papier : un entrepreneur lève du capital pour financer une période de recherche d’environ 24 mois, acquiert ensuite une PME rentable, souvent une entreprise « unsexy » comme une entreprise de pose de tapis, d’assemblage de boîtes de carton ou de portes et fenêtres, puis en prend la direction opérationnelle pendant quelques années avant d’en faire une sortie profitable.
Le search fund est un véhicule d’investissement à haut potentiel, mais également une aventure entrepreneuriale, risquée, exigeante et fortement influencée par son contexte local.
En effet, depuis que j’ai découvert le modèle, un constat semble revenir constamment : l’ETA est universel. Les statistiques sur les rendements, les taux de succès et les mécanismes financiers se ressemblent beaucoup d’un pays à l’autre. Cela dit, une chose est ressortie très clairement de mon passage à Fontainebleau : même lorsque les chiffres sont comparables, l’exécution et ce à quoi le modèle « ressemble » sont profondément locaux.



